Réglementation

Les obligations des employeurs en cas de Plans de Sauvegarde de l'Emploi

Deux décrets encadrant les plans de sauvegarde de l'emploi entrent en vigueur. Le premier porte sur le périmètre d'application des critères d'ordre des licenciements, le second sur les offres de reclassement interne à l'étranger.

En ces temps de crise économique prolongée, voici deux décrets qui devraient particulièrement intéresser les entreprises ayant des projets de restructuration. Parus le 10 décembre dernier au Journal officiel, ils sont entrés en vigueur ce dimanche 13 décembre.

Les clauses sociales ont le vent en poupe !

L’utilisation des clauses sociales dans la commande publique est en progression constante. C’est ce qu’il ressort d’un bilan de l’année 2014 publié par l’Alliance Ville emploi. En 2014, la part des donneurs d’ordre ayant mis en place des clauses sociales dans leurs marchés est en hausse de 20 %. Le nombre de marchés concernés a augmenté de 12 % par rapport à 2013.

L’action en garantie du titulaire d’un marché public à l’encontre de son sous-traitant relève de la compétence du juge judiciaire !

La compétence de la juridiction administrative, pour connaître des litiges nés de l’exécution d’un marché de travaux publics et opposant des participants à l’exécution de ces travaux, ne s’étend pas à l’action en garantie du titulaire du marché contre son sous-traitant avec lequel il est lié par un contrat de droit privé !
 

Dématérialisation généralisée : une expérimentation dès 2016

Anticiper la dématérialisation des procédures avant les obligations réglementaires de 2018, tel est l’objectif d’une dizaine de collectivités qui se sont portées volontaires pour accélérer le processus. Dès 2016, elles expérimenteront ainsi la réponse électronique obligatoire pour l’ensemble des marchés publics au-delà du seuil de publicité, avant son entrée en vigueur officielle en 2018.

Open data et marchés publics

La révolution numérique ne se ressent pas seulement dans les usages, elle impacte aussi les procédures : l’accroissement de la transparence a conduit à l’émergence de l’Open data, c'est-à-dire la communication des données collectées par des personnes publiques ou privées aux tiers en vue de leur réutilisation. La masse très importante des données collectées par les administrations (adresses, déclarations d’imposition, de sécurité sociale, météorologie, traces d’usages, etc.) font de celles-ci des sujets privilégiés de l’ouverture des données.

Dans le cadre d'un marché de maîtrise d'œuvre, est-il possible de faire annuler une étude d'avant-projet définitive validée, afin d'y apporter des modifications portant notamment sur la rémunération du maître d'œuvre ?

Il n'est pas possible d'annuler une étude validée.

En revanche, on peut toujours, au moyen d’un avenant, corriger celui fixant le forfait définitif de rémunération, si le maître d’œuvre est d’accord et en respectant les éléments substantiels du cahier des charges initial de maîtrise d’œuvre.

Soure : Marchés Publics

 

5 000 marchés publics simplifiés conclus au 3 décembre 2015 : un chiffre bien en deçà de l’objectif affiché !

Mis en place au mois d’avril 2014 par le Secrétariat général pour la modernisation de l’action publique, dans le cadre du programme « Dites-le nous une fois », le dispositif des marchés publics simplifiés (MPS) permet de simplifier la procédure de passation de certains marchés publics. En effet, lorsque le marché est déclaré éligible au dispositif par l’acheteur public, l’entreprise peut y postuler en renseignant seulement son numéro Siret. Le reste des documents demandés habituellement sont stockés sur une plateforme de dématérialisation.

La responsabilité du sous-traitant engagée par le maître d'ouvrage au quasi-contractuel !

Le Conseil d’État, dans un arrêt du 7 décembre 2015, a opéré un revirement de jurisprudence en reconnaissant que la responsabilité quasi-délictuelle du sous-traitant pourra être engagée par le maître d’ouvrage, dans le cas de vices imputables à la conception ou à l’exécution de l’ouvrage. Avant cet arrêt, seul l’entrepreneur principal était responsable de la bonne exécution des travaux, du fait de l’absence de lien contractuel entre maître d’ouvrage et sous-traitant.

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