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Trappe à subventions et blocage de la croissance en Martinique.

Les plans de relance au risque de l’échec
Christian Louis-Joseph

Avec les lois du 13 décembre 2000 d’orientation pour l’outre-mer (LOOM) et du 21 juillet 2003 de programme pour l’outre-mer (LOPOM), des initiatives déjà à l’œuvre, depuis une vingtaine d’années, dans la politique d’aide au développement des collectivités ultramarines sont systématisées en un modèle doté, au moins en apparence, d’une forte cohérence et qui recueille l’approbation des élites économiques et politiques des territoires concernés :

  • L’aide à la production combine un allègement du coût du travail (exonérations de charges sociales), des aides à l’investissement (défiscalisation), des subventions d’exploitation et une protection contre la concurrence extérieure (octroi de mer) ;
  • La demande est stimulée par l’alignement des prestations sociales sur les normes nationales et par les salaires exorbitants du droit commun (sur-rémunérations) versées par l’État dans l’exercice de ses fonctions régaliennes ainsi que par les collectivités locales et autres établissements publics ;
  • L’État contribue au financement des infrastructures et au développement du capital humain (enseignement et formation professionnelle).

La publication par l’Insee des comptes économiques régionaux définitifs pour la période 1996-2014 permet d’évaluer les résultats de la politique mise en place et d’explorer les enchaînements qui ont pu conduire à ce qu’il faut bien considérer comme un échec. Des leçons sont à en tirer pour le présent.

Analyse en pièce jointe.